Publié le 28.05.18

Quai 36 : de l’art urbain pour réenchanter nos villes

Acteur engagé de l’art urbain, Quai 36 se réapproprie l’espace public pour recréer du lien social et offrir aux citadins des expériences esthétiques, culturelles et humaines. À l’occasion d’une des multiples collaborations avec Nexity, nous avons rencontré le fondateur du collectif Jonas Ramuz.

Pour les habitants du Val-d’Oise, le clin d’oeil est évident : le nom du collectif Quai 36 fait directement référence à la ligne H de la Gare du Nord à Paris – se trouvant sur la voie 36 – qui relie la capitale aux différentes villes du département. Jonas Ramuz, à l’origine de ce collectif qui rassemblait au départ une quinzaine d’amis, était un amoureux du street art mais aussi un usager quotidien des trains de cette ligne. Pour lui, cette voie était “la porte d’entrée officielle avant d’arriver à Paris”, nous explique-t-il.

En 2013, lui vient alors l’idée de proposer à SNCF d’accueillir une résidence d’artistes au sein de la Gare du Nord et de leur donner carte blanche pour réinventer les lieux grâce à leurs créations. Un bon moyen de redonner vie à ce lieu emblématique, qui se limitait avant tout à son utilité de départ : transporter des individus d’un point A à un point B. Avec ce projet, Quai 36 ambitionne de faire entrer l’art au coeur des gares et de transformer le rapport des voyageurs à cet espace où habituellement, le temps presse. Deal ! La direction générale de SNCF Gares et Connexions lui donne le feu vert et c’est alors qu’un an et demi plus tard, les 800 000 voyageurs quotidiens de la Gare (soit en 10 jours l’équivalent du flux du Musée du Louvre) assistent à la performance in-situ où plus de 3000m2 de fresques sont réalisées pendant 55 jours. L’opération est un succès, générant un écho international massif et donnant la possibilité à Quai 36 de se développer, fort de ce succès retentissant.

Raconter une nouvelle histoire urbaine

Dans les gares, les aéroports, les musées, les galeries, les façades d’immeubles : les terrains de jeux du collectif se multiplient, donnant lieu à de nombreux projets en tout genre. Quai 36, c’est aujourd’hui une équipe de 7 personnes qui se définissent avant tout comme “de profonds optimistes qui se mobilisent pour rendre l’art accessible à tous”. Et autour d’eux, c’est désormais une centaine d’artistes mondialement connus qui gravitent avec la même conviction.

Pour Jonas Ramuz, l’art urbain peut véritablement contribuer à retisser du lien entre les habitants et devenir un levier économique important pour les villes.

En créant de véritables musées populaires à ciel ouvert, nous souhaitons amener l’art au plus près des citadins et faire de la ville un lieu accueillant, durable, foisonnant

Jonas Ramuz

Urbanistes, architectes, promoteurs, élus locaux… de plus en plus d’acteurs de la ville sont séduits par la démarche du collectif, qui intervient notamment sur des chantiers, des lieux souvent perçus comme hostiles par les habitants. « Les chantiers sont parfois sources d’incompréhension pour les citadins. Les transformer grâce à l’art urbain permet de porter un dialogue sur l’avenir de la ville et de mieux faire accepter les nuisances visuelles », souligne Jonas Ramuz. C’est pour lui l’occasion d’écrire un véritable récit et de toucher des centaines de milliers de personnes dans le monde réel comme sur les réseaux sociaux.

300m2 de fresques ont par exemple été réalisées par les artistes Waone Interesni Kazki et Fikos dans le cadre du chantier du programme Signature de Nexity, à la gare des Chantiers de Versailles.

Autre exemple, une fresque colorée réalisée avec l’artiste Saddo sur les travaux de l’avenue Gabriel Péri dans la Ville de Gennevilliers pour sublimer le chantier des futurs logements Villanova Icône de Nexity. Une oeuvre poétique qui rend hommage à la nature et qui fait référence à la dimension écologique de ce projet immobilier qui comptera à la fois de nombreux jardins suspendus et des potagers partagés.

Découvrez aussi les 1ères images de la fresque réalisée à Poissy par le duo d’artistes PichiAvo dans le cadre du projet CITÉA de Nexity :