Publié le 28.09.17

[Retour sur DataCity] 4 questions à la startup Linc (3/3)

Imaginer des solutions pour rendre la ville plus intelligente en s’appuyant sur les datas mises à disposition par des grands comptes auprès de startups : c’est l’objectif que se sont fixés NUMA et la Ville de Paris pour la deuxième édition du challenge DataCity. Partenaire du programme, Nexity s’est associé à 4 entrepreneurs qui souhaitent contribuer à la construction de la ville de demain. Cette semaine, nous partons à la rencontre de ces startups pour qu’elles nous racontent leur expérience durant ces deux mois de travail intense.

Nous rencontrons aujourd’hui Linc, représenté par son CEO Pranay Krishen, qui revient sur son challenge consistant à créer une communauté locale d’énergie. Aux côtés de Nexity, EDF et Bouygues Energies, la startup danoise a travaillé sur les « communautés énergétiques », sujet très novateur favorisant le développement d’énergies renouvelables.

Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à cette seconde édition du programme Datacity ?

En tant qu’infrastructure numérique dédiée aux réseaux électriques, Linc s’inscrit naturellement dans la mission de Datacity consistant à favoriser l’innovation dans une démarche “data-driven”. Nous avons été attirés par l’accent mis par le programme sur la récente réglementation française qui va rendre possible l’achat de l’électricité produite par son voisin, sans passer par le réseau national. Datacity nous a offert une occasion unique de collaborer directement avec des acteurs majeurs de l’industrie pour définir, développer et fournir une solution qui permet le partage à petite échelle de la production renouvelable entre les membres d’une communauté locale.

Quel a été le rôle de Linc pour répondre à la problématique du système d’échange d’électricité ?

Linc a fourni une infrastructure de données complète pour permettre l’échange en temps réel de ressources énergétiques au sein du réseau d’une communauté. La technologie de Linc gère la production instantanée et la consommation individuelle des membres de la communauté, communique dans son infrastructure cloud les données de façon sécurisée, les analyse à l’aide d’algorithmes pour allouer le surplus de consommation aux membres, applique des taux variables pour calculer précisément le montant de ses factures, et travaille avec des API ouvertes et interopérables qui s’intègrent avec l’interface de Linc.

À quelles difficultés avez-vous dû faire face ?

Cela été un vrai défi de comprendre exactement le contexte réglementaire défini par les régulateurs. Les rôles des nombreux acteurs concernés, des fournisseurs d’énergie jusqu’aux opérateurs de réseau, nécessitent d’être étudiés attentivement. De plus, le développement de modèle économiques viables implique des considérations complexes autour des coûts non-énergétiques, des taxes et des tarifs réglementés.

Quelles ont été les solutions identifiées ? Quelles en sont les perspectives ?

Linc a démontré avec succès sa capacité à gérer en temps réel un flux d’électricité circulant au sein d’un réseau, à allouer un surplus local de production à la demande et à intégrer son système de facturation basé sur des taux variables. Les implications de cette infrastructure de données sont très vastes.

En présentant une gestion à la seconde des flux d’électricité et une interopérabilité sans couture rendue possible grâce à des capteurs intelligents, des instruments de mesure connectés et des systèmes de construction automatisés, l’infrastructure de Linc permet des économies d’énergie. Elle permet la livraison d’offres sur mesure pour les particuliers, les commerces et les industriels grâce à des interfaces tripartites ou directes.