Publié le 27.09.17

[Retour sur DataCity] 4 questions à la startup ZenCity (2/3)

Imaginer des solutions pour rendre la ville plus intelligente en s’appuyant sur les datas mises à disposition par des grands comptes auprès de startups : c’est l’objectif que s’est fixé NUMA et la Ville de Paris pour la deuxième édition du challenge DataCity. Partenaire du programme, Nexity s’est associé à 4 entrepreneurs  qui souhaitent contribuer à la construction de la ville de demain. Cette semaine, nous partons à la rencontre de ces startups pour qu’elles nous racontent leur expérience durant ces deux mois de travail intense.

Retour aujourd’hui sur la participation de ZenCity représenté par son CEO et co-fondateur Eyal Feder. En partenariat avec Nexity et SFR, l’objectif de cette startup israélienne était d’étudier les datas d’un territoire afin de faire émerger des nouveaux commerces ou des services innovants qui correspondent aux besoins exprimés par les habitants. Pour cela, ZenCity s’est appuyé sur les publications issues des réseaux sociaux et sur des données objectives pour créer un véritable outil de planification urbaine.

Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à cette seconde édition du programme Datacity ?

Nous avons été très motivés par l’opportunité de collaborer avec des partenaires aussi prestigieux que la Ville de Paris et Nexity ainsi que par l’idée d’adapter notre plate-forme au marché français.

Quel a été le rôle de ZenCity pour répondre à ce challenge de planification urbaine ?

ZenCity est une plate-forme qui permet de mieux comprendre les comportements et les attentes des citadins dans une ville à grande échelle. À l’aide d’algorithmes avancés d’intelligence artificielle, nous analysons de nombreuses datas issues des médias sociaux, des lignes téléphoniques et de nombreuses autres sources. Nous fournissons aux différentes parties prenantes des informations sur la façon dont les citadins perçoivent leur ville et interagissent avec elle. Nous nous positionnons comme le « Google Analytics » de la ville. Grâce à notre  plate-forme la ville s’adapte aux besoins réels de ses habitants.

À quelles difficultés avez-vous dû faire face ?

Nous avons dû traduire notre solution en français, intégrer de nouvelles sources de données comme celles de DansMaRue et Budget Participatif et ajouter de nouvelles catégories à notre plate-forme pour répondre spécifiquement aux besoins du projet.

Quelles ont été les solutions identifiées ? Quelles en sont les perspectives ?

Après moins de 5 mois de développement, certains de nos clients enregistrent déjà des changements importants dans leurs routines de gestion : traitement des déchets ou répartition des budgets de réparation des voies publiques par exemple. Ainsi,  notre plate-forme a permis d’économiser des millions d’euros car la  solution identifiée – consistant à déplacer les éléments obstruants des trottoirs plutôt qu’à réparer ces derniers – a été bien moins coûteuse pour la ville tout en générant un taux de satisfaction optimale pour ses habitants.

Dans le cadre de notre collaboration avec Nexity, nous avons utilisé notre plate-forme pour comprendre les attentes des habitants du 11ème arrondissement de Paris afin de savoir quelle devrait être la nature des espaces commerciaux disponibles (restaurants, clubs, bars, etc.).

Rendez-vous demain pour un nouvel entretien avec Pranay Krishen, CEO de la startup Linc, qui nous parlera de son système innovant d’autoconsommation et de partage d’énergie verte.